Sécurité en ligne


Surfer en toute sécurité

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Les données personnelles de votre enfant sont précieuses…sur les réseaux sociaux, comme Facebook tout comme sur Internet en général. Apprenez-lui à partager des informations privées uniquement avec les gens qu’il connaît.

Voici quelques règles d’or :

  • Réglez ensemble ses paramètres de confidentialité

Par exemple, sur Facebook, vous pouvez accéder directement aux paramètres de confidentialité grâce aux « raccourcis pour la confidentialité », présents en haut à droite sur toutes les pages de Facebook. Vous pourrez ainsi définir l’audience par défaut pour chacun des contenus (informations personnelles, statuts, photos, vidéos, lieux, etc.) : qui peut voir ses publications ? Qu’est-ce que les autres personnes peuvent voir de son journal ? Qui peut le contacter ? Etc.

facebook

Pour plus de conseils comment configurer un profil, rendez-vous sur clicksafe.be : http://www.childfocus.be/fr/prevention/securite-en-ligne/parents/coin-des-bonnes-astuces/les-jeunes-et-leurs-profils-comment-les

  • Vérifiez ensemble régulièrement son image en ligne en entrant son nom dans les moteurs de recherche, comme sur Google (« googlez-vous »)
  • Expliquez-lui l’importance d’un bon mot de passe et surtout de ne pas le partager. Le mot de passe de votre enfant est comme un objet de valeur, le garder secret est aussi important. Mais, comment expliquer à votre enfant ce qu’est un bon mot de passe ? (Plus d’info ici)

Rassurez-vous, le fait de partager avec certain(e)s ami(e)s privilégié(e)s son ou ses mots de passe est un facteur très spécifique aux jeunes, en tout cas à une partie d’entre eux. Ce geste représente un vrai signe de confiance de leur part envers leurs amis. Cependant, prenez le temps de lui expliquer que communiquer son mot de passe n’est pas une bonne idée : un mot de passe, c’est personnel, c’est comme sa brosse à dent : ça ne se prête pas, même à son meilleur ami. C’est comme la clé de la maison : c’est juste pour soi !  Il ne s’échange pas, ne se prête pas.

Pour aller plus loin, rendez-vous sur clicksafe.be

Surfer en toute tranquillité ?

En surfant sur le Net, votre enfant est susceptible de tomber sur des contenus préjudiciables qui ne lui sont pas destinés. En tant que parent, vous pouvez installer un filtre pour le protéger. Nous vous expliquons étape par étape comment bloquer des images ou vidéos inappropriées ou explicites dans les résultats de recherche Google et de YouTube.

Sur Google, vous pouvez activer la fonction « SafeSearch » qui filtre  le contenu qui apparaît dans les résultats de recherche. Vous avez besoin d’un compte Google pour activer cette fonction. Suivez ensuite les quatre étapes suivantes :

Étape 1 : connectez-vous à votre compte Google
Étape 2 : accédez à la page « Paramètres de recherche » qui se trouve à droite en bas de page ou à l’adresse www.google.com/preferences
Étape 3 : cochez la case « Filtrer Safesearch» et enregistrez en bas de la page
Étape 4 : vous pouvez cliquer sur « Verrouiller SafeSearch » pour éviter que d’autres utilisateurs modifient ce paramètre. Vous serez invité à saisir votre mot de passe

Sur YouTube, vous pouvez choisir l’option qui permet d’activer un certain niveau de contrôle parental pour filtrer les vidéos visibles pour votre enfant. Ce « mode sécurisé » vous permet de filtrer tous les contenus vidéos qu’ils soient violents, sexuels ou inadaptées pour un enfant. Suivez ensuite les trois étapes suivantes :

Étape 1 : rendez-vous en bas de la page principale du site YouTube et cliquez sur « mode restreint : Desactivé » comme le montre la copie d’écran ci-dessous:

Youtube 1

Pour ce faire, vous devez posséder un compte Google : cliquez sur le lien, puis tapez votre mot de passe. Un bandeau vous confirmera le verrouillage du mode.

Étape 2 : des options à cocher apparaissent alors et vous n’avez qu’à cocher « Activer » puis à cliquer sur « Enregistrer ».

Youtube2

Étape 3 : YouTube vous confirme alors que le contrôle parental est activé.  Une fois le mode verrouillé, vous ne pourrez plus accéder aux vidéos considérées comme choquantes, ou à caractère sexuel explicite. Par exemple, si l’utilisateur cherche à visionner des vidéos en tapant le mot «porno», aucun résultat ne sera visible.

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Pour plus d’informations, rendez-vous sur le Centre d’aide de YouTube :  support.google.com/youtube/answer/174084?co=GENIE.Platform%3DDesktop&hl=fr

ATTENTION : ce « mode sécurisé » n’est alors activé que sous le navigateur utilisé. Pour le verrouiller sur d’autres navigateurs, la manipulation est à réitérer sur chacun d’entre eux.

Sachez que, comme tout système de filtrage de contenu, ce « mode sécurisé » n’est pas infaillible à 100 % : il dépend des mots clefs utilisés dans les titres ou les descriptions des vidéos, ainsi que du bon vouloir des utilisateurs de YouTube qui signalent une vidéo contenant des contenus offensants. Rendez-vous sur les pages dédiées aux filtres pour davantage d’informations.


Contrôle parental

Pour protéger les enfants des contenus préjudiciables, d’images pornographiques ou ultra-violentes par exemple, ou tout simplement de contenus qui ne leur sont pas destinés, l’idéal semble être d’installer un filtre. Et pourtant, les filtres ne sont pas toujours fiables. S’ils bloquent efficacement les sites pornographiques, leurs performances sont moins bonnes vis-à-vis des autres contenus préjudiciables, comme en chattant ou en téléchargeant des films. Les filtres sont alors inefficaces. La meilleure sécurité pour nos enfants reste le dialogue avec eux et leur apprendre à réagir face à des contenus inappropriés. Aucun logiciel de contrôle parental ne vous assure une sécurité totale, et les enfants ont tendance à les contourner. Le logiciel de contrôle parental doit seulement être considéré comme un outil d’aide dans l’éducation sur Internet.

Si vous souhaitez quand même installer un contrôle parental, voici quelques conseils :

  • Dites-le à votre enfant et expliquez-lui pourquoi vous le faites. Vous voulez éviter qu’il soit confronté à des images et/ou des informations indésirables. Pour les enfants plus jeunes, le filtrage peut être une bonne solution mais toujours avec l’idée d’aller vers de plus en plus de liberté. Avec les ados, c’est plus délicat. Ils sauront comment déjouer ces systèmes de filtre. Ceux-ci ne remplaceront jamais le dialogue. La communication reste cruciale.
  • Définissez les objectifs de l’installation de ce logiciel: pour qui ? A quoi va-t-il servir ?
  • Paramétrez le logiciel en fonction de l’âge de l’enfant et de sa maturité à surfer seul afin que son utilisation soit adaptée à l’enfant et au mode d’éducation des parents. Un ado a besoin de pouvoir naviguer librement pour faire des recherches, que ce soit pour l’école ou pour ses loisirs.
  • Même si vous avez installé un filtre, accompagnez votre enfant tout au long de sa découverte numérique. Même à l’aise, il n’en connaît pas toujours les codes ni les risques. A vous de lui inculquer les bons réflexes.
  • Gardez à l’esprit que ces outils de contrôle ne sont pas infaillibles et que sans accompagnement ni une relation de confiance, ils restent insuffisants. Aucune barrière technique ne pourra empêcher des enfants d’être confrontés à du contenu inapproprié. Il est donc important de les encadrer.

Quel logiciel choisir ? Tous les fournisseurs d’accès à Internet mettent à disposition de leurs abonnés, gratuitement, ce type de logiciels que l’on peut télécharger sur leurs sites. Des versions payantes sont également commercialisées. Pour une comparaison, vous pouvez surfer sur www.sip-bench.eu, un site web révélant les résultats d’une étude d’évaluation des systèmes de filtrage en Europe.

Astuce : avec un logiciel de contrôle parental, vous pouvez règlementer les horaires de connexion, empêcher la saisie d’informations personnelles, bloquer l’accès à certaines applications, limiter l’accès à des jeux ou à d’autres logiciels et consulter l’historique des sites visités (en activant l’option « sites visités »). Pour de plus amples informations au sujet des filtres et systèmes de contrôle, visitez clicksafe.be

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Ecoutez Olivier Bogaert, commissaire à la Police judiciaire fédérale, spécialisé en nouvelles technologies au sujet des logiciels de contrôle parental : www.rtbf.be/auvio/detail_surfons-tranquille?id=2163547


Ton mot de passe, sûr ou pas sûr ?

Les données personnelles de votre enfant sont précieuses… et son mot de passe, c’est comme la clé qui donne accès à ses données personnelles en ligne.  Alors, vous avez tout intérêt à ce que votre enfant en prenne bien soin. Comment faire ? Un mot de passe trop simple est plus facile à mémoriser mais peut vite être violé.  C’est pourquoi il faut choisir un bon mot de passe qui est robuste et plus difficile à « craquer » mais donc aussi plus difficile à retenir.

Mais, en fait, c’est quoi un bon mot de passe ? Voici quelques conseils qui aideront votre enfant à créer un bon mot de passe :

  • IMPORTANT : plus ton mot de passe est long, plus il est sûr. Conseil : choisis une phrase de passe à la fois chouette et longue, ex. : “Mes2frèressontfous!”.
  • Ce qui est VRAIMENT sûr ? Les chiffres (1, 2, 3…), les majuscules (X, Y, Z…) et les signes (!, ?, =…).
  • N’utilise PAS d’informations personnelles telles que ton NOM, DATE DE NAISSANCE ou NUMÉRO DE TÉLÉPHONE.
  • Ne donne JAMAIS à personne ton mot de passe. Un bon mot de passe est comme une brosse à dent, il ne se partage pas, même avec ton/ta meilleur(e) ami(e) !
  • Crée des phrases différentes pour CHACUN de tes mots de passe. Si quelqu’un arrive à en deviner un, il ne pourra pas s’en servir pour accéder à tes autres comptes.
  • N’écris NULLE PART ton mot de passe : ni sur ton ordinateur, ni sur un bout de papier. Tu l’as oublié ? Pas de panique : la plupart du temps, il est possible de choisir un nouveau mot de passe.
  • PERSONNE ne doit te regarder taper ton mot de passe ! Ni tes camarades de classe, ni tes amis, ni tes frères et sœurs.
  • Tu as quand même un problème ? Ton compte a été piraté ? Dis-le à quelqu’un en qui tu as confiance, ton enseignant(e) ou tes parents, par exemple. Ils pourront certainement t’aider !

Votre enfant est en manque d’inspiration ? Rendez-vous sur www.bonmotdepasse.be/fr

Trop facile ? Les enfants aiment mettre leur film préféré ou leur joueur de foot favori comme mot de passe. Expliquez-leur pourquoi ce n’est pas une bonne idée !

Pour aller plus loin, rendez-vous sur Clicksafe.be

Qu’est-ce qu’une bonne adresse e-mail ? Pour une adresse e-mail sûre, choisissez-la aussi neutre que possible (par exemples, pas de sexybabe@hotmail.com) et ne divulguez pas si vous êtes du sexe masculin ou féminin. Pour les enfants, une adresse telle que prénom.nom est à éviter.


L’avis d’un expert – vs l’avis d’un parent : connaître le mot de passe de son enfant ?

Small lock on computer keyboard -- data security concept

L’avis du parent : Nicolas, papa d’un garçon de 12 ans et d’une fille de 10 ans

« Je ne connais pas les mots de passe de mes enfants. Je pense qu’a priori je ne voudrais pas les connaître. Car je souhaite qu’ils aient leurs propres espaces d’intimité. La règle est qu’ils n’ont pas besoin de me donner les codes car ils ne me cachent rien d’important.

Mais si je venais à découvrir que mon enfant me cache quelque chose, il serait dans l’obligation de me donner ses codes et je le surveillerais. »

L’avis de l’expert :  « D’un point de vue juridique, votre enfant a droit à sa vie privée. Vous ne pouvez donc pas surfer sur le compte de votre enfant si celui-ci ne vous en donne pas l’autorisation. Vous pouvez toutefois en discuter ensemble et arriver à un compromis. Expliquez pourquoi vous voulez garder un contrôle sur ce qui se passe sur Internet. Asseyez-vous à ses côtés et parcourez son compte ensemble. Vous apprendrez sans doute beaucoup et ce sera l’occasion pour vous d’attirer l’attention sur les aspects critiques. »


Comment aider votre enfant à reconnaitre du spam?

Le pourriel, traduction anglais de spam, désigne les communications électroniques massives et souvent sans intérêt, à des fins publicitaires ou malhonnêtes qui sont envoyés massivement à un grand nombre d’internautes, sans leur consentement.

Il s’agit de mails qui contiennent de la publicité (le plus souvent pour vanter les services pornographiques, les médicaments – le plus fréquemment les produits pour maigrir ou « dopage sexuel »), des propositions prétendant pouvoir vous enrichir rapidement, des lettres en chaîne, etc.

Les spams proviennent généralement de personnes avec lesquelles le destinataire n’a jamais eu de contact. Les « spammeurs » utilisent souvent des ordinateurs qui écument Internet à la recherche d’adresses e-mails. Si votre adresse e-mail figure sur un site Internet, vous avez de fortes chances de recevoir des spams. Par exemple, l’adresse de courrier électronique peut avoir été collectée sur un site Internet grâce à un logiciel « aspirateur » de courriers électroniques.

Alors, comment aider votre enfant à reconnaître du spam ? 
  • Le plus souvent ces messages n’ont pas d’adresse valide d’expédition ou de « reply to ».
  •  L’’adresse de désinscription est inexistante ou invalide.

Nos conseils clefs :

  • Apprenez à votre enfant à ne pas ouvrir des e-mails reçus de personnes qu’il ne connaît pas et qui ont l’air bizarre. Montrez-lui comment supprimer ce type de mail de sa boîte mail.
  • Expliquez-lui qu’afin d’éviter que son adresse mail ne soit collectée à son insu, il est préférable de ne pas utiliser « @ » dans son adresse e-mail mais plutôt d’indiquer en toutes lettres « AT » ou « (at) ». De telles adresses ne sont pas reconnues par les ordinateurs de recherche.
  • Dites-lui que s’il pense avoir reçu un spam, il vaut mieux supprimer ce mail et, en tout état de cause, ne pas le transférer.