Réseaux sociaux


Les jeunes et les réseaux sociaux, un véritable « match » !

Smartphone for social networking

Les jeunes sont particulièrement sociables, adorent jouer et rester en contact avec leurs amis. Le Net, c’est l’endroit idéal pour communiquer avec leurs amis et s’exprimer, mais aussi pour partager des photos, vidéos, images, musiques… et échanger leurs histoires et intérêts. À travers les réseaux sociaux, les jeunes créent des liens sociaux, communiquent, accèdent à une multitude d’informations, etc.

Leur vie en ligne n’est qu’une extension de leur monde hors ligne, leur donnant de nouvelles possibilités de passer du temps avec leurs amis dans des moments creux comme par exemple lorsqu’ils attendent le bus ou entre les cours. Tandis que les relations sociales deviennent plus mobiles, il n’existe aucun service ni aucun outil unique englobant l’ensemble de toutes les activités sociales numériques possibles. C’est pourquoi les jeunes jonglent avec diverses applications… toujours à la recherche de la meilleure opportunité communicationnelle. Cependant, les études académiques montrent que les relations sociales en face-à-face sont toujours privilégiées par les adolescents.

Nos conseils pour vous aider à guider votre enfant dans son utilisation des réseaux sociaux :

  • Conseillez-lui de choisir avec soin sa photo de profil. Sachant que ces images ne sont pas protégées et qu’elles ressortent en première place sur les moteurs de recherche. Elle peut donc potentiellement être vue par tout le monde. Pourquoi ne pas créer un avatar pour les plus jeunes utilisateurs ? C’est plus prudent. De plus se créer un avatar, c’est amusant et créatif, et la démarche participe à la réflexion sur son identité numérique !
  • Parlez avec lui du genre d’informations et d’images qu’il met en ligne et pensez à cette occasion à lui rappeler les règles concernant le droit à l’image.
  • Intéressez-vous à son (ses) profil(s) ! Demandez-lui par exemple comment il les a créés, selon quels critères il les a paramétrés, qui il accepte comme amis, ce qu’il fait avec eux… Les enfants sont souvent ravis d’expliquer à leurs parents comment ils se servent de leurs outils numériques préférés. En outre, leur poser des questions sur leur appli préférée est non seulement un excellent moyen d’en savoir plus sur l’application elle-même, mais également sur la façon dont vos enfants interagissent avec leurs amis sur les médias sociaux.
  • Finalement, les réseaux sociaux sont aussi l’occasion de réfléchir ensemble et en famille à de grandes questions : c’est quoi un ami ? Quelle représentation de soi veut-on donner? Toujours la même ? Doit-on tout dire à tout le monde ? Et l’intimité, la vérité dans tout ça ?
  • En général, peu importe le réseau social, c’est le comportement de votre enfant en ligne qui peut comporter des risques : accéder à des photos ou vidéos inappropriées, attirer l’attention de personnes mal intentionnées. Les parents s’inquiètent également du fait que des personnes que leurs enfants ne connaissent pas en vrai puissent les contacter directement.

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A quoi faut-il faire attention en créant un profil ?

Stressed businessman

Lorsque vous devenez membre d’un réseau social, vous passez un accord juridique avec ce site. Vos actions sur ce site peuvent donc avoir des conséquences juridiques. Souvent, les réseaux sociaux utilisent le terme « conditions d’utilisation », mais pas toujours. Afin de vous aider à comprendre les caractéristiques de ces conditions d’utilisation et vous donner des conseils pour pouvoir mieux les comprendre et bien les gérer, Child Focus, en collaboration avec un partenaire, mediawijs.be, a publié un guide : www.childfocus.be/sites/default/files/guide_pratique_des_reseaux_sociaux.pdf.

Plusieurs réseaux sociaux populaires  impose un âge minimum d’accès à son service  de 13 ans, conformément à la loi américaine relative à la protection de la vie privée des enfants en ligne, la COPPA (Children’s Online Privacy Protection Act – 1998). Mais, lors de l’inscription, on ne demande pas aux utilisateurs de préciser leur âge au moment de l’inscription, ainsi un grand nombre d’enfants plus jeunes utilisent ce service, souvent avec la permission de leurs parents. Ceci est donc également d’application pour Facebook, Instagram et Whatsapp, Snapchat ! L’aspect « sécurisé » de ces réseaux sociaux dépend davantage de la façon dont l’application est utilisée que de l’âge de l’utilisateur. Toutefois, ils suppriment les comptes des utilisateurs n’ayant pas l’âge requis s’ils leur sont signalés.

Mon enfant a moins de 13 ans et veut un profil Facebook, que faire ? Rendez-vous sur clicksafe.be

Selon une étude belge de 2015 (Net Children Go Mobile), 1 jeune sur 5 a un profil public, et publie donc des données privées visibles par tous sans vraiment s’en rendre compte. Des entreprises commerciales pourraient donc utiliser toutes ces informations personnelles à soninsu. Première mesure essentielle à prendre : paramétrer correctement son compte sur les réseaux sociaux et rester vigilant à chaque mise à jour ! Les configurations par défaut sont en effet souvent réactivées à cette occasion. Se poser les bonnes questions : Qui peut voir mon contenu ? Qui peut me contacter ? Comment empêcher quelqu’un de me contacter ? Comment faire ? Paramétrer son compte est essentiel pour sécuriser son profil mais rappelez-vous que certaines informations telles que votre nom, la photo de votre profil, votre sexe, vos réseaux sont des informations publiques par défaut et ne peuvent pas être mises en mode privé. Votre meilleure protection, c’est donc vous et vos choix de publications!

Ces applications sont généralement gratuites. Bien souvent, l’adage : « Si vous ne payez pas pour le produit, c’est que vous êtes le produit  » est d’application ! Les services de réseaux sociaux génèrent une grande partie de leurs revenus par le biais des publicités affichées en vis-à-vis des pages Internet créées et consultées par les utilisateurs. Via leurs clics et leurs profils, les internautes livrent une foule de renseignements très rentables sur leurs centres d’intérêt et passions. Ils constituent ainsi un groupe cible par excellence pour les annonceurs qui créent des publicités ciblées sur la base de ces informations. Cette utilisation gratuite est une contrepartie d’une exploitation commerciale des données personnelles de leurs utilisateurs, qui ont donné préalablement leur accord d’exploitation volontairement ou non lors de leur inscription. Dans la grande majorité des cas, les internautes acceptent ces conditions sans remise en question ni obstacle, puisque c’est la seule et unique façon d’accéder aux services de communication, souvent nécessaire à la construction de la vie sociale des mineurs et des adultes.

  • Conseil : expliquez à votre enfant que ces outils sont en général configurés par défaut pour favoriser une diffusion très large des données, si bien que des informations devant rester dans la sphère privée se retrouvent souvent exposées à tous sur Internet. Les données à caractère personnel publiées sur des sites de réseaux sociaux peuvent être utilisées par des tiers pour toutes sortes de finalités, notamment commerciales. Cela comporte des risques potentiels, parmi lesquels l’usurpation d’identité.

Facebook, késako ?

Facebook est le réseau social par défaut, tous âges confondus ! Chez les jeunes, plus de 87 % des 12-18 ans ont un compte. Les 9-12 ans y sont très présents aussi, même si c’est interdit au moins de 13 ans. 7 jeunes sur 10passent en moyenne 1h15 par jour sur Facebook

Comment ça marche ?

Ouvrir un compte Facebook est simple et rapide. Si vous n’avez pas de compte Facebook, vous pouvez en créer un en suivant quelques étapes :

  • Étape 1 : accédez à www.facebook.com
  • Étape 2 : si le formulaire d’inscription s’affiche, indiquez votre nom, adresse e-mail ou numéro de téléphone mobile, mot de passe, date d’anniversaire et sexe. Si le formulaire ne s’affiche pas, cliquez sur Inscription, puis remplissez le formulaire.
  • Étape 3 : cliquez sur « Inscription ».
  • Étape 4 : pour finaliser la création de votre compte, confirmez votre adresse e-mail ou votre numéro de téléphone mobile.

Ensuite vous avez accès à toutes les fonctions que propose cette appli :

  • Rajouter des amis en envoyant une « demande d’ami ».
  • Accepter ou refuser les demandes d’amis que vous recevez des autres.
  • Suivre des pages ou des groupes que vous trouvez intéressant.
  • Réagir à des messages des autres à l’aide d’émoticons, textes ou images.
  • Partager des informations avec des amis.
  • Envoyer des messages en mode privé à un ou plusieurs amis.

À quoi faut-il faire attention?

  • Pour créer un compte, il faut utiliser son vrai nom et des vraies informations. Les jeunes construisent leur identité en ligne et ce qu’ils laissent voir et savoir d’eux en ligne n’est pas anodin. Pour les aider à bien se profiler en ligne, rendez-vous sur clicksafe.be
  • Par principe, Facebook est un site de partage : photos, vidéos, articles, informations privées. Le droit à l’image et le droit à la vie privée garde donc toute leur importance sur cette plateforme.
  • Le cyber-harcèlement, c’est du harcèlement. La technologie l’amplifie mais le phénomène reste le même. Il peut prendre différentes formes : insultes, menaces… Pour en savoir plus, rendez-vous sur clicksafe.be
  • Des amis des amis, des amis virtuels… Facebook permet de faire facilement de nouvelles rencontres. Plus de 50 % des jeunes avouent avoir rencontré de nouveaux amis en ligne.

Nos conseils :

  • Ce réseau social est interdit au moins des 13 ans. Cherchez ensemble d’autres sites agréables et adaptés à son âge, comme par exemple MovieStarPlanet pour les 8-15 ans.
  • Rappelez-lui de ne jamais communiquer son mot de passe et de se déconnecter à chaque session, surtout dans un lieu public. Gare à l’usurpation d’identité !
  • Rappelez-lui de ne pas diffuser n’importe quelle information à n’importe qui et ne pas communiquer trop de détails.
  • Expliquez-lui qu’une fois qu’un contenu a été publié sur Internet, il peut y rester éternellement: « Une fois sur Internet, toujours sur Internet ! ».
  • Apprenez-lui à dire “non”, à refuser des amis, à signaler des photos, à refuser d’être taggué, à rejoindre certains groupes inappropriés…
  • Dites-lui de “bloquer” si un soi-disant “ami” l’importune. Si on le harcèle, qu’il “signale” l’auteur. Si quelque chose le dérange, qu’il vous en parle.
  • Sensibilisez-le sur la publication de photos qui pourraient se révéler gênantes pour lui et ses amis aujourd’hui et dans l’avenir.
  • Une photo publiée sans autorisation ? Il peut d’abord demander à la personne responsable de la retirer, ensuite il peut signaler le problème à Facebook qui devra la retirer. Et si cela ne suffit pas, il faudra prendre contact avec la ligne d’aide Child Focus ou aller à la police.

Besoin d’aide ?  www.facebook.com/help/?helpref=hc_global_nav

⇒ Interdire Facobook aux moins de 16 ans ? Un dossier du Ligueur.


Snapchat, késako ?

Snapchat, c’est l’appli préférée de la génération « selfie » d’autant que les parents en sont généralement absents contrairement à Facebook. Après Facebook, Snapchat est le 2e réseau le plus populaire. Près de 7 jeunes sur 10 ont un compte Snapchat et 1 sur 4 enfants.

Snapchat est une application de messagerie sur mobile et tablette. Les utilisateurs de Snapchat, ou aussi appellé les Snapchatters , peuvent envoyer une photo ou une vidéo Snap (une abréviation du mot « snapshot ) à leurs amis, raconter leur journée sur Story, communiquer grâce au Chat, découvrir des évènements et discuter avec d’autres utilisateurs via Live, etc. Sa particularité : les contenus envoyés sont éphémères et disparaissent au bout de 10 secondes maximum. Toutefois, cette autodestruction programmée peut être assez facilement détournée. Une photo peut  être sauvegardée via une capture d’écran et une vidéo, ou un Snap, peut être revu via l’option Replay. De plus, la dernière nouveauté, lancée en juillet 2016, l’application « Memories » permet d’enregistrer les snaps et de les conserver au-delà de leur durée de vie initiale….

Comment ça marche ?

Pour utiliser Snapchat, il suffit de télécharger l’application qui est gratuite et de se créer un compte en donnant un nom d’utilisateur, email et mot de passe. Pour installer l’appli Snapchat, il faut accepter l’accès à tous les contacts, sms, fichiers, photos, vidéos, musiques stockées sur le Smartphone de l’utilisateur. Ensuite, on peut prendre des photos et vidéos qu’il enverra à un ou plusieurs de ses contacts inscrits sur Snapchat. Pour chaque envoi,  chacun décide du temps de consultation du média : de 1 à 10 secondes.  Le compte à rebours démarre uniquement quand le récepteur ouvre le fichier. Une fois ouvert, il disparaît 1 à 10 secondes plus tard et l’émetteur reçoit un accusé de réception. Si le message n’est pas ouvert au bout de 30 jours, Snapchat le supprime de ses serveurs.

Pourquoi Snapchat est-il tellement populaire ?

Les jeunes aiment vivre dans le moment présent. Avec Snapchat, ils peuvent partager de façon rapide et amusante des photos ou des vidéos. À la différence des autres réseaux sociaux populaires (Facebook, Instagram, etc.), Snapchat se différencie justement par cet effet instantané et de courte durée. Leur réputation en ligne ou la façon de se présenter dans le monde virtuel est très importante pour eux. Les clichés postés sur Snapchat n’ont pas comme but d’être immortalisé sur la toile. L’utilisation est donc beaucoup plus ludique et « dans le moment ». En utilisant Snapchat, ils pensent ne pas devoir faire attention à leur image. Cet aspect éphémère leur donne un sentiment de sécurité. Toutefois, il est important de retenir que n’importe qui peut faire une capture d’écran et ainsi sauvegarder le cliché.

Ce qui rend cette application encore plus populaire est la possibilité d’annoter la photo ou vidéo grâce aux filtres animés et interactifs qui sont disponibles pour tous les utilisateurs et qui déguise le visage en temps réel pour le déformer ou l’embellir.

À quoi faut-il faire attention ?

Les vidéos et photos envoyées ont une durée de vie de quelques secondes mais rien n’empêche le destinataire d’enregistrer la vidéo reçue ou d’effectuer une capture d’écran. L’effet éphémère de cette application peut encourager les jeunes à envoyer des « snaps »   plus osés ou sexy sans réfléchir aux conséquences car ils disparaîtront après quelques secondes. Il est vrai que Snapchat est l’application préférée des jeunes pour envoyer un « sexto » (photo sexy). Toutefois, près d’un jeune sur 2 fait des captures d’écran au moins une fois par semaine. Utiliser Snapchat pour faire du sexting n’est donc pas une garantie que le cliché ne restera pas quelque part. En particulier, en cochant l’option « ajouter à ma story », la photo ou vidéo sera disponible pendant 24 heures. En cochant l’option « rejouer » avant d’envoyer une photo ou vidéo, les destinataires pourront la revoir plusieurs fois par jour, sans limite dans le temps, gênant si une photo que tu n’apprécies pas circule et est rejouée chaque jour devant de nouvelles personnes.

 Nos conseils :

  • Dites-lui qu’il est important de vérifier les paramètres de confidentialitéde son compte afin de choisir les personnes qui peuvent voir ses Snaps et ses Stories. Par exemple : il est possible d’envoyer un Snap à plusieurs personnes, cela peut paraître utile mais cela augmente les risques que ce qui est envoyé soit enregistré ou diffusé sans ton accord.
  • Rappelez-lui qu’aussi sur Snapchat, le droit à l’image compte ! À lire aussi« Mes photos sur Snapchat: et le droit à l’image »
  • Expliquez-lui qu’il doit protéger ses « Snaps » et sa « Story » en cliquant sur la « roue dentée » « réglages », puis en allant  dans la section « qui peut.. » puis dans « m’envoyer des snaps » et en sélectionnant « mes amis » pour que seuls ses amis puissent lui envoyer des messages. Ensuite, configurer « configurer ma story » avec « personnalisé » pour limiter l’accès aux personnes en qui il a confiance.
  • Rappelez-lui de ne jamais communiquer d’informations personnelles tels que son numéro de gsm ou son adresse. Ceci peut facilement être fait en allant dans « paramètres » puis en cliquant sur « numéro de portable » et en décochant la case « autoriser mes amis à me retrouver ».

Pour plus de conseils, rendez-vous ici support.snapchat.com/fr-FR/article/safety-tips-resources


Instagram, késako ?

Cette appli rempli le podium au côté de Facebook et Snapchat : 60 % des jeunes utilisent Instagram, plus souvent des filles que les garçons et 80 % se connectent quotidiennement !

Instagram, qui a été racheté par Facebook en 2012, est une application de partage de photos et de vidéos avec ses « followers », les abonnées d’un profil, un groupe restreint d’amis ou tout le monde. Sur Instagram, on peut afficher, commenter et aimer des publications partagées par les amis.  À l’origine cette application était uniquement destinée aux smartphones mais désormais elle est accessible depuis n’importe quel moteur de recherche sur un ordinateur par exemple.

Comment ça marche ?

Tout utilisateur (âgé de 13 ans ou plus) peut créer un compte en spécifiant une adresse électronique et en sélectionnant un nom d’utilisateur ou simplement en utilisant l’inscription via son propre compte Facebook.  Pour trouver des amis à « suivre » ou pour être « suivi», il est aisé de trouver des personnes que l’on connaît grâce aux contacts de son téléphone ou de son compte Facebook.

Instagram est facile à utiliser : prendre une photo ou une vidéo de maximum 15 secondes et personnaliser un contenu multimédia à l’aide des filtres et autres outils de retouche. Ajouter une légende et, pour la vidéo, choisir un cadre de couverture pour la représenter. Pour la publier : appuyez sur Suivant (sur la flèche verte pour les utilisateurs d’Android) et choisissez de quelle manière vous souhaitez la partager : – uniquement avec vos abonnés Instagram – ou en dehors de l’application, par courrier électronique, sur Facebook, sur Twitter ou sur d’autres services de médias sociaux.

Il existe trois modes de partage sur Instagram : en privé, publiquement et directement. Grâce à Instagram Direct, vous avez la possibilité de partager une photo précise en privé avec un nombre limité de personnes (15 au maximum), que vous soyez abonné(e) à leur compte ou non et inversement.  Il est aussi possible de se « tagger » et de se géolocaliser avec ses amis sur des photos. C’est aussi une forme de messagerie car il est possible de commenter chacune des photos.

Nos conseils pour votre enfant :

  • Rappelez-lui que, comme avec tous les réseaux sociaux, le respect de soi-même et des autres est primordial. Ceci passe par la façon dont les contenus multimédias sont partagés, identifiés et commentés réduit le risque. Assurez-vous que votre enfant ne publie pas d’images provocantes ou n’a pas d’interactions inappropriées avec des gens qu’il ne connaît pas.
  • Expliquez-lui l’importance de ne pas divulguer n’importe quoi à n’importe qui. Pour beaucoup d’enfants, le côté amusant d’Instagram est d’avoir un grand nombre d’abonnés. Cette course effrénée aux abonnements peut d’ailleurs constituer un sujet de discussion intéressant pour les parents et les enfants. Le fait de posséder un compte public sur Instagram signifie que n’importe qui peut s’abonner à votre compte. Un compte privé implique que vous devez approuver tous ceux qui veulent s’abonner à votre compte. De nombreux parents imposent donc à leurs enfants de commencer à utiliser Instagram avec un compte privé. Mais même avec un compte privé, il n’y a aucune garantie que votre enfant ne sera pas visible publiquement sur Instagram ou tout autre service de partage de photos, parce que les utilisateurs publient des photos des uns et des autres. Même le fait de ne pas posséder de compte Instagram ne peut garantir qu’un enfant n’y apparaîtra pas dans une photo. Le côté positif ou négatif de l’expérience d’un adolescent sur Instagram ou ailleurs sur Internet dépend tout autant de lui et ses amis que de l’application.

Whatsapp, késako ?

WhatsApp est une application de messagerie instantanée pour smartphones. Concrètement, c’est une plateforme permettant d’avoir des conversations avec ses contacts à plusieurs ou à deux et d’échanger textes, images, vidéos, messages audio ou écrits… et de remplacer ainsi les bons vieux SMS. L’application utilise le réseau du Net pour échanger les messages et s’est développé en concurrence des SMS.

 Comment ça marche ?

Pour utiliser WhatsApp, il suffit de télécharger l’application. On se crée un profil simplement avec un nom d’utilisateur et une photo. L’application détermine immédiatement quels sont les contacts du téléphone qui ont l’application. Ainsi il est très facile de trouver ses contacts, les ajouter et commencer à s’échanger des messages.

WhatsApp propose un système d’accusé de réception très malin : vous pouvez connaître l’état d’envoi de votre message en comptant le nombre de coches vertes à côté du message. Une marque signifie que le texte est bien arrivé sur le serveur, deux marques indiquent que le message est bien arrivé à destination.

A quoi faut- il faire attention ?

  • WhatsApp nécessite le réseau Internet pour fonctionner, ce qui représente l’avantage d’être gratuit pour des échanges partout dans le monde à la différence des SMS qui sont payants et parfois très chers vers l’étranger. C’est également l’inconvénient : l’application ne fonctionne pas sans accès au réseau 3G ou WIFI.
  • Malgré que WhatsApp fasse partie de Facebook, il ne faut pas de compte Facebook pour utiliser leur service. Attention, ceci n’est pas le cas pour Messenger, autre appli de Facebook qui requiert un compte Facebook pour pouvoir l’utiliser. De plus, il ne fait aucun commerce publicitaire avec vos données et ne fera jamais de publicité sur l’application. C’est une philosophie clairement affichée par les fondateurs.

Nos conseils clefs pour votre enfants :

  • Expliquez à votre enfant qu’il faut être vigilant à ne pas dépasser son quota de données mobiles au risque de s’exposer à des coûts importants.
  • En cas de cyber-harcèlement, rappelez-lui que les messages échangés peuvent être sauvegardés. Les propos et contenus graphiques peuvent donc être conservés et retenus contre son émetteur s’ils sont préjudiciables.

Periscope, késako ?

Une application, gratuite, de vidéo en streaming et en directe lancée par Twitter en 2015 qui permet à tout le monde de diffuser sur le web des vidéos en live streaming grâce à son smartphone sans passer par l’intermédiaire de services comme Dailymotion ou YouTube. L’application permet de filmer un évènement en temps réel et de le diffuser en direct, via la plateforme, à des spectateurs du monde entier, pourvu qu’ils possèdent un compte Twitter. Cette plateforme fonctionne sur la base du principe de liberté d’expression :  pas de contrôle au préalable des contenus.

Les avantages

Top pour ceux qui veulent créer leur propre vidéo ! Cette appli permet de se « géotaguer », de répondre aux commentaires de celles et ceux qui nous suivent, d’alterner entre caméra frontale ou arrière, et ainsi d’être parfaitement armé pour non seulement filmer, mais aussi apporter les informations essentielles sur ce que l’on filme.

Comment ça marche ?

Il ne faut pas impérativement un compte Twitter pour se connecter à Periscope. Il est possible d’utiliser le numéro de téléphone de son smartphone pour créer un compte. Ensuite vous pouvez ajouter une photo et une description à votre profil dans les paramètres. Si vous avez déjà un compte Twitter, la photo et la description de votre profil Twitter seront automatiquement attribuées à votre compte Periscope.

Les risques

L’application séduit les jeunes en quête d’une forte socialisation numérique. La particularité de Periscope, c’est qu’elle est interactive et entraîne donc des commentaires écrits des gens connectés à la vidéo en direct.

À quoi faut-il faire attention ?

  • Si le principe du « live » est d’être au bon moment et au bon endroit pour en profiter, le service a aussi pensé à mettre en place un système de replay qui permet de revoir certaines vidéos jusqu’à 24 heures après leur diffusion.
  • La vidéo peut être rendue publique, ce qui peut engendrer un grand nombre de réactions négatives en direct (pédophilie, incitation à la haine raciale, cyber-harcèlement, etc.). Les jeunes sont très vite influencés par les dérives du live… Rappelez-vous du suicide en live d’une jeune Française de 19 ans en 2015.
  • De la pornographie ou des images choquantes risquent de faire leur apparition sur des vidéos qui peuvent être vues par des mineurs sans pouvoir être bloquées.
  • Periscope est un service basé sur l’échange en direct ce qui peut comporter des risques en matière de vie privée et de sécurité (les internautes peuvent réagir aux vidéos postées sur la toile). Par défaut, l’application exige l’accès à l’appareil photo, au micro et à la géolocalisation. Ceci veut dire que lorsqu’un internaute partage une vidéo, il permet à tous les internautes de visualiser sa position exacte. Big Brother ? Plus d’info sur la géolocalisation ? Rendez-vous sur clicksafe.be.
  • Ce service suscite également des questions juridiques : que fait-on du droit à l’image des personnes filmées ? En raison de l’instantanéité de la diffusion, l’atteinte est quasiment irréparable et la preuve de l’atteinte pourrait être difficile à apporter.
  • Periscope ne dispose que d’un seul bouton générique pour alerter d’une difficulté et pas in-app.

 Nos conseils

  • Encouragez-le à bien réfléchir avant de publier quelque chose. Qui peut avoir accès à cette publication ? Expliquez-leur que mettre une photo de vacances en maillot sur un réseau visible de tous, cela équivaut à se promener dans la rue en maillot. La réflexion doit être basée sur une comparaison vie offline/online. Et aujourd’hui la vie virtuelle est une partie de la vie réelle…
  • Rappelez-lui une la règle d’or : « Tout ce qui est mis sur Internet peut, à un moment donné, tomber dans le domaine public et être utilisé à d’autres fins que prévu. »
  • Expliquez-lui pourquoi il doit veiller à protéger sa vie privée en ligne. Paramétrez correctement ensemble son compte Periscope. Est-il nécessaire de géolocaliser ce flux vidéo ? Sauf si vous filmez en direct un évènement public par exemple, il est préférable de ne pas partager sa position géographique exacte.
  • Apprenez-lui à respecter le droit à l’image.
  • Expliquez-lui qu’il peut signaler des problèmes à Periscope en écrivant directement à safety@periscope.tv.

Moviestarplanet, késako ?

MovieStarPlanet, ou couramment appelé MSP,  a certaines fonctions caractéristiques d’un réseau social : c’est à la fois un jeu et un monde imaginaire. Cet univers social en ligne où chaque joueur est une star de cinéma virtuelle et personnalisée qui peut se faire de nouveaux amis et interagir avec d’autres joueurs dans les chats. Les enfants peuvent donc y jouer, communiquer et montrer leurs talents créatifs.

Ce qu’on aime particulièrement :

Le but de MovieStarPlanet est de fournir aux enfants âgés de 8 à 15 ans une plateforme sociale sûre, sécurisée et fun. Le site utilise des techniques de modération manuelles et automatiques. D’une part, leurs outils filtrent les mots de leur « liste noire » et en interdisent l’utilisation. D’autre part, leurs modérateurs – des adultes – étudient les signalements envoyés par les utilisateurs, et parcourent le site à la recherche de propos inappropriés. Plus d’informations au sujet de la sécurité chez MSP, rendez-vous ici : info.moviestarplanet.fr/sécurité.aspx

Vous voulez en savoir plus ? Rendez-vous sur la page qui s’adresse spécialement aux parents : info.moviestarplanet.fr/parents.aspx

Comment ça marche ?

Vous commencez par créer votre propre movie star, en cliquant sur le bouton « Jouer maintenant » sur la page d’accueil de MovieStarPlanet. Ensuite, vous pouvez créer votre movie star, suivi de votre pseudo et mot de passe. Lorsque c’est fait, vous cliquez sur « j’accepte – créer mon compte »  et vous rentrez dans le monde virtuel de MSP.

 Language MSP

  • Movie star: avatar du jeu, une star de cinéma virtuelle et personnalisée.
  • Starcoins: la monnaie de MovieStarPlanet. Les StarCoins peuvent être utilisés dans les magasins pour acheter des vêtements, des animations, des décors pour les films et plein d’autres choses pour la maison virtuelle de movie star.
  • Fame : des points de popularité. Votre movie star commence au niveau 0, et plus vous gagnez de Fame, plus vous montez dans les niveaux. De nouveaux niveaux donnent accès à de nouvelles animations ainsi que l’accès aux espaces de tchat réservés aux movie stars de niveaux supérieurs.
  • Livre d’or: chaque movie star a un livre d’or dans lequel les autres movie stars peuvent écrire des messages et dire bonjour.

 A quoi faut-il faire attention ?

  • MovieStarPlanet est gratuit d’utilisation, toutefois les joueurs peuvent payer pour bénéficier d’un accès complet aux différents éléments du jeu, ainsi qu’une évolution plus rapide dans le jeu.
  • Les utilisateurs ne peuvent pas avoir accès aux informations personnelles d’autres joueurs (comme l’âge, le sexe, l’adresse électronique, le nom réel, etc.). Ils ne voient que le nom d’utilisateur des autres joueurs. Il est donc important de se rappeler que le nom d’utilisateur d’un joueur ne doit pas être, ni contenir des éléments du nom réel de l’utilisateur.

 Nos conseils :

  • Dites-lui de vous demander votre accord avant de faire un achat sur Internet.
  • Expliquez-lui qu’il n’est pas nécessaire et même déconseillé que son nom d’utilisateur contienne des éléments réels de son nom.
  • Rappelez-lui de ne révéler aucune information personnelle comme son adresse, son nom, son email ou son numéro de téléphone.
  • Rappelez-lui de toujours veiller à protéger son compte et donc de ne jamais communiquer son mot de passe et de se déconnecter à chaque session, surtout dans un lieu public. Gare à l’usurpation d’identité !
  • Apprenez à votre enfant à signaler si quelque chose ne va pas ici : info.moviestarplanet.fr/sécurité/notre-système-de-signalement.aspx

Besoin d’aide ?

  • Plus d’informations sur la politique de sécurité chez MSP ici
  • Signalez un problème ou posez une question au Centre d’aide ici


Les nouvelles plateformes populaires

Il existe une multitude d’autres applications sociales qui se développent dans l’ombre des principaux réseaux sociaux et rencontrent un succès croissant auprès des jeunes mais sont souvent inconnues des parents. Il s’agit de par exemple : chatroulette, Musical.ly, etc. Le principe de ce type de sites est de permettre de discuter et faire des rencontres avec des inconnus au hasard…

À l’instar des principaux réseaux sociaux tels Facebook, l’usage de ces services est exclusivement mobile ce qui a séduit un public jeune, équipé de smartphones et plus enclin à développer leur réseau social loin de l’ordinateur familial.

Nos conseils : tout comme les autres réseaux sociaux, il s’agit plutôt du comportement de votre enfant en ligne qui peut comporter des risques : accéder à des photos ou vidéos inappropriées, attirer l’attention de personnes mal intentionnées. Les parents s’inquiètent également du fait que des personnes que leurs enfants ne connaissent pas en vrai puissent les contacter directement. Si les réseaux sociaux regorgent d’avantages dont les jeunes peuvent tirer parti, une utilisation intelligente s’accompagne de vigilance et d’une éducation aux médias en ligne.

Pour plus d’informations au sujet des réseaux sociaux, rendez-vous sur clicksafe.be


L’avis d’un expert vs l’avis d’un parent : «devenir ami avec son enfant sur facebook ?»

L’avis d’un expert :

« Chaque enfant a droit à sa propre intimité et son espace personnel. Si vous désirez devenir ami avec votre enfant sur un réseau social, il est préférable de discuter avec votre enfant de la raison de votre démarche.

Gardez à l’esprit que celle-ci ne peut avoir comme seul objectif le contrôle des activités de votre enfant en ligne. Effectivement, la communication et le dialogue sont deux éléments à ne pas oublier dans la sensibilisation des enfants ».

L’avis d’un parent : Nathalie, maman de filles âgées de 13 et 9 ans

« Ma fille aînée vient d’avoir 13 ans. Longtemps, j’ai pensé à ce moment où elle demanderait aussi un compte Facebook « comme nous ». Depuis le temps qu’on entend parler des dangers et de la puissance de Facebook… mais la technologie a évolué plus vite, les applications se sont multipliées et quand elle est rentrée en 1er secondaire, le smartphone avec connexion 3G s’est imposé. Finalement, se connecter sur l’application Stib par exemple est super utile en cas de grève ou manifestation, accéder à Google Maps aussi, écouter de la musique en streaming détend pendant les trajets.

Puis est venue rapidement la question de s’inscrire non pas sur Facebook mais sur Instagram, What’s app, Viber, snapchat…

La question n’est plus « Est-ce que ma fille m’acceptera comme ‘amie’ sur Facebook ? » mais comment l’aider à ne pas se perdre dans un flux incessant de discussions de groupes, de photos… comment faire la part des choses, avoir du sens critique, comment réagir face à des situations de harcèlement. Jusqu’à présent, nous dialoguons beaucoup et j’espère que cela continuera. Je ne m’inquiète pas de ce qu’elle publie, elle se dévoile assez peu pour l’instant. Par contre, je tiens à voir de temps à autre ce qu’elle voit et nous regardons ensemble via son smartphone ou sa tablette Instagram, par exemple. C’est un moment d’échanges qui me permet de rentrer un peu dans son univers et de le comprendre mais je lui laisse aussi son intimité, tellement importante à cet âge. »

Etre ou ne pas être ami de son enfant sur Facebook… Découvrez l’avis du Ligueur sur cette question existentielle.